touslescontes.com |
|
touslescontes.com est une bibliothèque virtuelle qui contient un grand nombre d’histoires puisées dans le domaine public, ou confiées par des auteurs contemporains. Des contes merveilleux, des récits historiques, des légendes traditionnelles… Des contes de tous les continents et de toutes les cultures…
|
Voici 25 contes tirés au hasard. Pour renouveler la sélection, rechargez la page.
Les trois Larrons
(Europe) | ± 4½ pages |
Tradition OraleTrois frères sont larrons, voleurs. Le plus vieux vole des oeufs, puis les remet dans le nid pendant que l'autre lui vole sa ceinture. Le plus jeune, ne pouvant rivaliser d'adresse avec ses deux frères, renonce à être voleur et va prendre femme. Un jour, il tue un cochon pour le vendre, mais ses frères tentent de lui prendre son cochon. Ils lui volent ; il le reprend. L'un se fait passer pour sa femme ; lui pour l'autre de ses frères. À la fin, alors que les deux frères essaient, par la cheminée, d'avoir le cochon qui cuit dans la marmite, le plus jeune se décide et les invite à manger le cochon à la même table que lui et sa femme, et tous se réconcilient.
|
Sara la danseuse
(France) | ± 6¾ pages |
Charles RabouLe père de Sara refuse que sa fille soit une danseuse. Il n'est pas question que la fille de ce juif Fleishmann soit une Babylone vivante. Un soir de spectacle, trois mois plus tard, le père de Sara surgit au troisième acte, et maudit sa fille. Les uns du public trouvent la scène impressionnante ; les autres veulent se faire rembourser. Le lendemain, le père de Sara meurt. Dans une voiture qui les conduit vers l'Allemagne - un jeune secrétaire, l'ambassadeur de France et elle-même -, Sara aperçoit le cimetière des juifs, repense à la malédiction, puis l'oublie. La voiture tombe dans un fossé ; tous sont blessés ; Sara plus sérieusement, de telle sorte qu'elle meurt le lendemain matin. Son âme se présente devant son juge. Puisque son père l'a maudite, et qu'il est mort sans avoir repris sa malédiction, Sara est bonne pour les ténèbres éternelles. Satan cherche et trouve le châtiment approprié : la faire danser devant le gratin de l'enfer : ministres, banquiers, évêques, cardinaux... Or, alors que les autres danseuses ont des applaudissements, il n'y a que du silence pour Sara (« le roi Satan, qui avait voulu faire cet essai, tint pour certain que le plus grand supplice à infliger à une âme d'artiste, c'est la supériorité de ses rivales ») qui dansera pour l'éternité, dans la solitude.
|
Le valet du diable
(Russie) | ± 1½ page |
Léon TolstoïLe diable s'allie un valet pour mettre en colère un maître qui traîte avec respects ses domestiques. Le maître se doute du subterfuge et le diable perd la face.
|
Le fantôme de l'arbre
(Irlande) | ± 4½ pages |
Douglas HydeLa fille d'un homme est aveugle. L'homme, Pâidîn, n'est pas peureux et sort la nuit. Il aperçoit un fantôme qui saute d'un arbre à l'autre. Si Pâidîn a courage, le fantôme le mènera à une partie à la balle disputée par des hommes-fées. Après la partie, chaque troupe donne à Pâidîn une bourse d'or. Ensuite, le fantôme lui explique qu'avec une épine prise sur un buisson qui pousse sur la tombe de sa mère, il pourra redonner la vue à sa fille. Le fantôme fait ensuite visiter sa demeure à Pâidîn, cachée sous un arbre, dans le cimetière, et lui remet un pot qui donne de la nourriture et un sifflet qui va le secourir en cas de détresse. Mais dans tous les cas, il doit garder le tout secret. Chez lui, il dit au pot « Nourriture et boisson », et des jeunes femmes en sortent pour mettre la table... Il redonne la vue à sa fille. Or, les voisins sont jaloux et veulent le tuer ; grâce au sifflet, il apprend qu'une certaine herbe va lui donner les forces d'autant d'hommes qu'il a des cheveux sur la tête, et il met en déroute ses agresseurs. Or, sa femme raconte l'histoire du pot à la voisine... qui arrive jusqu'aux oreilles d'un seigneur qui aimerait que le petit pot dresse la plus belle table pour lui et des gentilshommes. Ils mangent, boivent et s'endorment. Au réveil, le petit pot est disparu, comme le sifflet, comme les bourses d'or. Pâidîn est redevenu pauvre parce qu'il n'a pas gardé le secret.
|
Aurore et Aimée
(France) | ± 5¾ pages |
Jeanne-Marie Leprince de BeaumontUne femme a deux filles, Aurore, gentille et Aimée, maligne. La mère se départit d'Aurore car la jeune femme de seize ans fait paraître sa mère trop vieille. Aurore est laissée dans un bois où elle se perd, puis trouve une maison où habite une bergère qui est une fée. La bergère lui dit qu'il y a toujours une raison à tout. En effet, le frère du roi, Ingénu, passe dans la forêt et veut épouser Aurore. Plus tard, elle tombe et se blesse au visage ; heureusement car le roi, Fourbin, qui est jaloux, veut, lui, épouser Aurore, mais il la trouve trop laide. Le roi épouse Aimée. Ingénu et Aurore, qui sont mariés, ont un enfant qui disparaît ; heureusement, car le roi voulait le tuer. Mais le roi n'ayant pas d'enfant, met Ingénu et Aurore sur une barque ; ils dérivent et arrivent dans un autre pays où Ingénu aide le roi à gagner un guerre. De retour, ils font naufrage sur une île et retrouvent leur enfant. Ils reviennent régner car Fourbin est mort et Aimée a été chassée.
|
Jos Gallant
(Canada) | ± 4¼ pages |
André LemelinJoseph O'Neil est obèse et alcoolique et veut se lancer sous un train. Satan lui propose un pacte : la beauté pendant un an. Le matin suivant, Joseph devient Jos Gallant et va à une veillée de danse traditionnelle. Il danse avec Mary mais un rival en veut à Jos Gallant. Jos se défend et tue par accident l'autre. Jos Gallant se sauve mais est rattrapé par les policiers ; le juge le condamne à être enfermé dans une asile. Satan vient chercher Jos Gallant mais, avec ruse, Jos trompe le diable en lui demandant de se couper la tête avec une sciotte. Jos Gallant est libre mais a sur la tête deux cornes...
|
La rouille
(France) | ± 5¼ pages |
Guy de MaupassantLe baron M. Hector adore la chasse, et ne vit que pour cela. Un jour, une crise de rhumatisme le garde au lit pendant deux mois. On lui suggère de se marier, et on lui présente une veuve. Tout semble gagné ; de plus, elle aime les histoires du baron et ... la chasse. Le baron s'absente pour Paris, et revient trois semaines plus tard. Il annule le mariage. Son voisin et ami lui en demande les raisons : c'est parce qu'à Paris, il est allé voir s'il n'avait pas perdu l'habitude de ... l'amour. Car ces dernières années il ne tirait guère que des ... coups de fusil. Ce n'est pas faute d'avoir essayé ... avec tous les genres ... mais ce fut un échec.
|
Il était une fois trois arbres...
(Russie) | ± 1½ page |
Tradition OraleTrois arbres rêvent de grandeur et de puissance : le premier rêve d'être un coffre au trésor, le second un bateau solide, le troisième le plus grand des arbres pour être le plus proche du ciel. Trois bûcherons coupent les arbres : le premier devient une mangeoire pour les animaux, le second une barque, le troisième des pièces de bois. Puis, au fil du temps, un couple installe leur enfant dans la mangeoire. L'enfant, devenu homme, est dans la barque et calme la tempête. Puis l'homme est cloué sur les pièces de bois élevées en croix. Chaque arbre a eu ce dont il avait rêvé, d'une manière différente...
|
Le Panier de pêches
(France) | ± 3¾ pages |
Adolphe OrainTrois frères vont porter des pêches au château pour marier la princesse. Les deux premiers rencontrent une mendiante et refusent de lui répondre adéquatement. Le troisième lui parle et elle transforme ses poires en poires d'une grosseur prodigieuse. Il gagne le pari mais la princesse ne veut pas l'épouser. Le ministre demande alors au frère de garder trente lapins pendant trois jours. Le premier jour le ministre doit se laisser glisser sur une roche pour obtenir un lapin. Mais le gardeur de lapin siffle trois fois dans un sifflet magique que la mendiante lui a donné et le lapin revient. Le deuxième jour, le roi doit faire trente-six culbutes. Le troisième jour, la princesse doit l'embrasser. Il revient au château le troisième jour pour épouser la princesse, avec trois vérités...
|
Le géant Goulaffre
(France) | ± 11¼ pages |
François-Marie LuzelUne pauvre femme a un fils, Allanic ; ensemble, ils demandent la charité. À quinze ans, l'enfant part pour la France, avec un pain et des crêpes. Il se rafraîchit sur le bord d'une fontaine et partage sa nourriture avec un autre voyageur : Fistilou, qui est danseur. Allanic est musicien. Il se taille une tige de seigle pour en faire un chalumeau et se à en jouer ; l'autre se met à danser. Ensemble, ils vont dans un village et amusent les gens. Avec l'argent, ils s'achètent un violon mais les gens n'aiment pas. Ils repartent jouer dans un château pour les deux filles d'un géant. Le géant s'amuser et tous vont dormir, après que les géants aient mangé un chrétien... Allanic entend le géant qui dit à sa femme qu'il va manger les deux garçons. Ces derniers échangent leurs bonnets rouges contre les bonnets blancs des filles du géant de sorte que le géant tranche la tête de ses filles. Quand le géant s'en aperçoit, le lendemain matin, les garçons se sont enfuis. Le géant met ses bottes de sept lieux et part à leur recherche. Fatigué, il s'endort et Allanic vole les bottes au géant. À Paris, ils deviennent garçons d'écurie pour le roi. Puis Allanic va chasser avec le roi et Fistilou fait savoir à tous que son ami a des bottes de sept lieues volées à un géant. Le roi demande à Allanic d'aller reprendre la demi-lune que le géant lui a volé. Plus tard, le garçon devra ramener la cage d'or que le roi regrette. Le géant l'attrapera pour le mettre dans un sac. Le garçon va s'échapper et c'est la femme du géant qui se retrouve dans le sac. Or, le géant, à son retour, bat le sac avec un arbre déraciné et tue sa femme. Enfin, Allanic devra capturer le géant et le ramener. Avec ruse, il l'invite à monter dans un carrosse et le géant se retrouve prisonnier. Il sera brûlé vif sur un feu d'enfer et Allanic se mariera avec la fille du roi.
|
KHM 127 - Le poêle en fonte
(Allemagne) | ± 5 pages |
Wilhelm et Jacob GrimmUne sorcière emprisonne un prince dans un poêle de fonte. Une princesse se perd dans la forêt et trouve le poêle. Le prince lui indique le chemin à la condition qu'elle revienne le délivrer. Elle envoie plutôt la fille du meunier. Puis la fille du porcher. Puis la princesse y retourne et délivre le prince mais elle dit plus que trois mots à son père et le poêle et le prince disparaissent. Elle part à la recherche du prince. Dans la forêt, elle trouve des grenouilles dans une chaumière. Elle repart avec trois aiguilles qui lui permettent de franchir une montagne en verre, une roue de charrue qui lui permet de franchir trois épées tranchantes, et traverse le lac à la nage. Avec les trois noix, elle fait apparaître trois robes et la fiancée du prince (celui délivrée du poêle) accepte qu'elle passe les nuits avec ce dernier mais la fiancé ajoute un somnifère à la boisson du prince. Mais le troisième soir, le prince ne boit pas le somnifère et reconnaît la princesse. Ils refranchissent les obstacles et la chaumière se transforme en château et les grenouilles en princes et en princesses.
|
Le trésor du buttereau
(Canada) | ± 3¼ pages |
Tradition OraleDes pirates enterrent un trésor aux Îles-de-la-Madeleine et un jeune garçon est témoin. Le capitaine coupe la tête d'un homme et enterre le corps avec le trésor. Depuis, un corps sans tête erre près du trésor et apeure tout le monde. Le garçon grandit, avec un coq et une poule, brise l'enchantement du capitaine et avec son frère et ses parents, déterre le trésor qu'ils partagent avec les habitants de l'île.
|
Le frère de Jean malpropre
(Inconnu) | ± 1½ page |
Sara Cone BryantJean malpropre n'est pas propre ; la fée Soigneuse lui dit d'aller voir son frère, à l'extérieur. Il demande à l'écureuil, au rouge-gorge et au chat si l'un deux est son frère. Non, ils sont trop soignés pour cela. Arrive ensuite le cochon qui affirme être son frère. Jean malpropre veut maintenant apprendre à propre.
|
08 - Le fils du gendarme
(France) | ± 7¾ pages |
Charles-Philippe de Chennevières-PointelAdolphe, le fils du gendarme Marin Gauthier, « vole » trois harengs à la mère Bonnard. Le gendarme est honnête jusqu'au bout de ses ongles, et lorsqu'il apprend que son fils est voleur, il vaut le tuer et s'enlever la vie. On finit par le raisonner, mais un gendarme ne peut partager le même toit qu'un voleur. On met Adolphe sur un bateau et on l'envoie en mer. Il reviendra dix ans plus tard. Il épousera la fille de la mère Bonnard, et deviendra commandant d'un bâtiment pêcheur...
|
05 - Le Poirier de Misère
(Belgique) | ± 7½ pages |
Charles DeulinLa mère Misère a peu de choses : un bâton, un sac, un chien et un poirier. Un jour d'hiver, un mendiant demande l'hospitalité et Misère l'accueille. C'est en vérité saint Wanon, qui lui offre un voeu pour la remercier. Elle demandera que celui qui montera dans son poirier y soit pris, jusqu'à ce qu'elle le libère. Des enfants, qui volaient des poires, y sont pris ; elle les libère et c'est certain qu'ils ne reviendront plus. Puis la Mort vient chercher Misère ; elle lui demande d'aller chercher des poires dans l'arbre et la Mort y est prise. C'est l'éternité sur la terre ; plus personne ne meurt. Mais c'est aussi la décadence : plus personne ne meurt, et la maladie n'en finit plus de faire souffrir ; les lois se relâchent et les crimes pulluent. Un jour, le docteur De Profundis retrouve la Mort ; en essayant de la libérer, il se fait prendre par l'arbre, comme bien des paysans, si bien que le poirier est couvert d'hommes. La Misère acceptera de libérer la Mort à la condition de choisir elle-même le moment où la Mort pourra venir la chercher. Ce moment n'est pas encore venu et c'est pour cette raison que la Misère est toujours dans le monde...
|
Le roi des saumons
(Irlande) | ± 4¼ pages |
Henri-Georges DottinUne fille aveugle entend un poisson lui dire que, si elle se frotte les yeux avec du fiel de saumon, elle retrouvera la vue. Elle raconte l'histoire à son père, Domhnall, qui va pêcher le poisson ; mais le poisson qu'il prend à l'hameçon est tellement gros qu'il entraîne l'homme sous l'eau. Domhnall rencontre, dans un château, le Saumon qui lui dit, qu'avant, il était fils de roi, mais le sa belle-mère avait de sa baguette magique transformé le royaume de son père en lac. Pour le libérer, Domhnall doit ramener un matou noir endormi sur une pierre sous un arbre rouge. De retour sous l'eau, le Saumon explique à Domhnall comment combattre la sorcière, qui arrive : enlever le coeur du chat, puis prendre l'épée aiguisée et frapper la sorcière entre les deux yeux. Soixante chats défendent la sorcière. Le Saumon frappe ensuite la sorcière avec le coeur du chat, et elle tombe raide morte. Domhnall repart avec du fiel et sa fille retrouve la vue. Beaucoup d'autres aveugles iront se faire guérir. Dans la nuit, le Samon et Domhnall vont à une partie de ballon à jouer disputée par des hommes-fées. À la fin de la partie, il repart avec deux sacs d'or, et la promesse de garder le secret. Le Saumon repart dans le château sous le lac.
|
La Noël du petit joueur de violon I
(Belgique) | ± 14½ pages |
Camille LemonnierLa nuit de Noël, un petit pauvre, Francesco, joue du violon près de la maison de M. Cappelle, qui rappelle qu'il donne à tous les ans cent francs aux pauvres. Le domestique s'apprête à chasser le garçon, mais la fille de M. Chappelle insiste pour lui donner un sou. Elle lui en donnera quatre. Il s'achètera un morceau de foie, et un pain. Voudra se joindre à des chanteurs et les accompagner avec son violon, sans succès. Se rappellera sa mère, son village dans les montages, son départ, et ceux des autres qui sont tous ... morts. Il retourne à la maison de M. Chappelle, et voit par les fenêtres le réveillon, la richesse, le bonheur... Il se s'assied sur son marteau, recroquevillé, et s'endort... pui rêve à des montagnes en caramel, des campagnes avec des tons d'émeraude, une galerie de pouding... Au matin, la servante de la maison trouvera sur le seuil un petit cadavre glacé...
|
[002] L’âne, le bœuf et le laboureur, fable
(Arabe) | ± 6¾ pages |
Antoine GallandUn riche marchand comprend le langage des animaux. Un soir, il entend le boeuf se plaindre de son travail, et l'âne lui suggérer de montrer ses cornes et de faire le malade. Le lendemain, le marchand fait atteler l'âne à la place du boeuf. L'âne, ayant compris son erreur, dit au boeuf qu'on veut le tuer car il n'est plus utile. Le marchand, témoin de cette conversation, part à rire. Sa femme lui demande pourquoi il rit : il ne peut lui dire car s'il révèle les propos des animaux qu'il entend, il mourra. La femme s'entête au point où le marchand pense à tout avouer à sa femme, quitte à mourir, lorsqu'il entend une conversation entre le chien et le coq. Le chien fait des reproches au coq qui s'amuse d'une poule alors que son maître est sur le point de mourir. Le coq rit du maître qui ne peut s'arranger d'une seule femme alors que lui vient à bout de cinquante poules. « Qu'il prenne un bâton », lance le coq. Et c'est ce que fait le marchand, qui va battre sa femme qui se repent d'avoir été curieuse si mal à propos. Voici ce que tu mériterais, Scheherazade, lui dit son père le vizir : d'être traitée de la même manière que cette femme. Mais Scheherazade est inflexible et le vizir va trouver le sultan Schahriar pour lui annoncer que sa propre fille sera celle de la prochaine nuit. Le sultan est inflexible ; il accepte et le vizir devra tuer de ses propres mains sa fille dès le lendemain. Le soir, Scheherazade demande la permission au sultan de faire dormir dans la chambre nuptiale sa soeur Dinarzade (car cette dernière demandera, au petit matin, à sa soeur de lui conter un conte). Et au petit matin, avec la permission du sultan, Scheherazade conte Le marchand et le génie.
|
04 - Les caprices de Manette
(France) | ± 6¼ pages |
Charles-Philippe de Chennevières-PointelLa bonne, Rose, va à la fontaine avec une bourrique pour y faire de l'eau à Charlotte, la fille de Maître Pierre. Plusieurs fois, plusieurs jours, ils rencontrent des femmes qui font du filet, des charpentiers qui font des tables, des sabotiers qui font des sabots... Tous travaillent pour un monsieur à barbe rousse, du château de la Pilière. Un jour, où Rose, la bourrique et Charlotte se trouvent près d'un ruisseau, ils voient vingt-cinq charpentiers qui prennent du bois dans une douzaine de charrettes et construisent un château avec quatre tours, dans le temps de le dire. Le lendemain, la bonne revient avec Maître Pierre pour lui montrer le château ; mais le monsieur à barbe rousse n'aimait pas l'endroit et a fait déménager son château. À sa place, quatre sapins ont été plantés. Depuis ce temps, Maître Pierre n'a plus jamais cru sa bonne.
|
La princesse et le porcher
(Danemark) | ± 3½ pages |
Hans Christian AndersenUn prince veut épouser une princesse et il lui donne un rosier et un rossignol. La princesse est déçue ; ce qu'elle veut, ce n'est pas une vraie fleur ou un vrai oiseau. Le prince se déguise en porcher et la princesse veut sa marmite, sa crécelle, mais contre 10 et 100 baisers. L'empereur les surprend et les jette hors du royaume. La princesse pleur et le prince la laisse là pour s'en retourner dans son royaume.
|
[004] Histoire du premier vieillard et de la biche
(Arabe) | ± 4¾ pages |
Antoine GallandLe vieillard (qui est à la recherche de son fils, qu'il n'a pas revu depuis plusieurs années) raconte que la biche qui l'accompagne est sa femme et sa cousine. Lorsqu'elle avait sa forme humaine, sa femme était jalouse du fils du vieillard et de son esclave (qui lui avait donné ce fils). Pendant un de ses voyages, sa femme avait appris la magie et avait transformé son fils en veau, et l'esclave en vache. À son retour, l'homme s'inquiéta de la disparition du fils et de l'esclave ; puis, pour la Baïram, il accepta de sacrifier une vache ; or, sa femme insista pour qu'il sacrifie son « esclave », ce qu'il avait fait. Mais l'animal n'avait finalement que les os ; et il l'avait donné à son fermier. Il voulut ensuite sacrifier un veau (qui était son fils), mais l'animal beuglait tellement qu'il en eut pitié. Il choisit donc un autre veau. Le fermier, le lendemain, lui apprit que sa fille, qui faisait de la magie, avait vu que la vache était en fait son esclave, et le veau son fils. Elle redonna l'apparence humaine au fils à la condition qu'elle l'épouse, et qu'elle se venge de sa femme. C'est ainsi qu'elle la transforma en biche. Le génie qui écoute cette histoire la trouve surprenante et accorde le tiers de la grâce au marchand. Le second vieillard conte à son tour, au génie, contre le deuxième tiers de la grâce du marchand, son histoire, le conte de l'Histoire du second Vieillard et des deux Chiens Noirs.
|
Le mythe de Kamikwakushit
(Canada) | ± 16½ pages |
Rémi SavardC'est un vieux qui avait une vieille, et un fils vieux, et un chien vieux, et un vieux cheval. Il fait un rêve qui lui dit d'aller pêcher la truite rouge, de la couper en morceaux pour lui, sa femme, son fils, son cheval et son chien. La femme a deux fils, la jument deux poulains, le chienne deux chiens, et le potager où il a emporté les tripes du poisson donne maintenant des légumes. De trois nuits en trois nuits, les fils, les chevaux et les chiens deviennent très grands, comme ce qui pousse dans le jardin. Les deux fils prennent leurs chevaux pour aller voir les filles, et l'autre fils les suit ; il s'appelle Kamikwakushit. Ils reviennent, puis y retournent. Kamikwakushit vole de la confiture, en met sur le postérieur d'une fille, et les fils reviennent à la maison. On apprend que celui qui répliquera trois fois à la fille du gérant de la Compagnie de la Baie d'Hudon l'épousera. Tous les célibataires y vont ; même Kamikwakushit. Une fois sur les lieux, il a envie et défèque dans son chapeau. Il y met un copeau de bois et un oeuf. Ce sera les trois réponses aux trois questions de la fille. Ils se marient, mais le grand gérant n'aime pas Kamikwakushit, et il le fait embarquer avec sa fille sur un bateau en piteux état. Mais Kamikwakushit rénove le bateau. Ils reviennent au port et le grand gérant remplit le bateau de provisions, pour qu'ils aillent vendre la marchandise. Arrivé dans une ville, Kamikwakushit paient les dettes de ceux qui en ont - plus ils ont des épingles sur eux, plus de dettes ils ont. L'un deux se transforme en un renard roux. Kamikwakushit et sa femme reviennent chez le beau-père, et repartent. En mer, un commis jette Kamikwakushit à l'eau. C'est le renard roux qui le sauve, et lui explique comment regagner sa femme, le lendemain, lors d'un banquet. Lorsqu'on le reconnaîtra à sa bague, on pendra celui qui l'avait jeté à l'eau.
|
Les pierres de Plouhinec
(France) | ± 4¾ pages |
Charles Émile SouvestreC'est l'histoire de Bernèz qui est amoureux de Rozenn mais le frère de la belle refuse leur union car Bernèz est trop pauvre. Lors d'une soirée, un mendiant sorcier, demande l'hospitalité ; on lui donne à manger et l'étable pour dormir. Il entend une étrange conversation entre un âne et un boeuf (c'est la nuit de Noël) à propos de grosses pierres qui vont boire et qui reviennent à leur place. Sous elles, il y a des trésors et on peut les avoir en se protégeant avec une branche de l'herbe de la croix entouré de trèfle à cinq feuilles. Le sorcier, accompagné de Bernèz, va sur les lieux (avec l'idée de sacrifier Bernèz, car il faut qu'un chrétien meurt pour satisfaire le diable). Bernèz était à tracer un croix sur une pierre, lorsque le sorcier est venu le chercher. Les deux vont sur les lieux, prennent de l'or et de l'argent, et repartent mais les pierres sont déjà de retour. Alors que Bernèz est sur le point de se faire écraser, la pierre marquée d'une croix le protège ; puis elle reprend sa place et écrase le sorcier. Son talisman païen ne fonctionne plus ; avec la croix, elle est devenue chrétienne. Bernèz s'en retourne, riche, et épouse Rozenn.
|
Le messager
(France) | ± 2¼ pages |
Louis HémonMr. Algernon Ashford écrit aux journaux. Voilà vingt ans, pour se plaindre des vélocipèdes. Voici dix ans, contres les automobiles. Maintenant, contre les avions. Sa fille, qui lit dans le jardin, voit un aéroplane passer : elle qui rêvait d'un héros anglo-saxon, six pieds, menton carré... rêve maintenant, non d'un héros monté sur un cheval, mais descendant d'un monoplan, et Français...
|
Le Prince Chéri
(France) | ± 9 pages |
Jeanne-Marie Leprince de BeaumontUn roi parti à la chasse prend avec lui un lapin blanc au lieu de le tuer ; c'est une fée qui devient l'ami du roi et lui promet de veiller sur son fils, Chéri. Le roi meut et la fée donne au prince Chéri une bague qui lui pique le doigt lorsqu'il agit mal. Au début la bague ne le pique pas mais au fil du temps, il ressent tellement la douleur qu'il jette la bague. Le prince est manipulé et fait le mal ; la fée revient et le transforme en animal, mi lion, taureau, vipère. Le monstre est capturé par des chasseurs mais cela lui donne la chance à Chéri d'entendre ce qui se passe dans le royaume ; il apprend qui sont ses amis et ses ennemis. Lentement, il s'adoucit, devient, un chien, un pigeon, puis redevient lui-même. À la fin, il épouse une bergère dont il était tombé amoureux.
|
© Tous les contes | Hébergé par le RCQ.
Concept et réalisation : André Lemelin
à propos | droits d'auteurs | nous diffuser | publicité | ebook/epub
Ajouter des contes sur touslescontes.com
Signaler une erreur ou un bogue.
Des contes d'auteurs et de collecteurs : Grimm, Perraut, Andersen... Des contes traditionnels: Blanche neige, Le trois petits cochons, Aladin, ou la Lampe merveilleuse... Des contes français, chinois, russes, vietnamiens, anglais, danois...